Aires de jeux
10 millions d'euros pour les équipements sportifs des territoires de montagne, à déposer avant le 30 septembre 2026 sur la plateforme InfraSport. Conditions d'éligibilité, taux réels, et la règle qui élimine le plus de dossiers.
Mis à jour : septembre 2026. Source : appel à projets Héritage Alpes 2030 de l'Agence nationale du sport.
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L'Agence nationale du sport engage 10 millions d'euros pour les équipements sportifs des communes classées en zone de montagne, à déposer avant le 30 septembre 2026 sur InfraSport. Le taux atteint 50 % des dépenses éligibles, et jusqu'à 80 % pour les équipements d'hiver à fort enjeu.
L'essentiel
L'appel à projets Héritage Alpes 2030 est un dispositif de l'Agence nationale du sport doté d'une enveloppe totale de 10 millions d'euros, destiné aux équipements sportifs des territoires de montagne, dans le prolongement des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2030. Les dossiers se déposent sur la plateforme InfraSport et la campagne se referme le 30 septembre 2026.
Le dispositif répond à une logique simple : les Jeux laissent derrière eux des infrastructures de haut niveau, mais la question posée aux communes support et à leurs voisines est celle du quotidien, c'est-à-dire de l'équipement qui sert aux habitants toute l'année. C'est ce volet de proximité que finance l'enveloppe héritage, aux côtés des infrastructures plus lourdes.
Pour une commune de montagne, c'est la seule fenêtre de financement d'État encore ouverte en cette fin d'année 2026. Les autres guichets de l'Agence nationale du sport pour la campagne 2026, piscines, équipements structurants et parasport, sont clos depuis le 30 juin. La DETR et la DSIL, elles, se déposent en janvier.
À retenir : une enveloppe de 10 millions d'euros, un dépôt sur InfraSport avant le 30 septembre 2026, et une éligibilité strictement géographique. Tout le reste du dossier suit les règles habituelles des subventions d'équipement sportif.

Seules les collectivités situées en zone de montagne, au sens de la loi montagne, sont éligibles à l'enveloppe Héritage Alpes 2030. Ce critère est binaire : le classement de la commune décide de la recevabilité du dossier, avant même l'examen du projet.
Le classement en zone de montagne ne se limite pas aux communes de station ni au massif alpin. Il couvre des communes des Pyrénées, du Massif central, du Jura, des Vosges et de la Corse, dont beaucoup n'ont aucun lien avec les sports d'hiver. Une commune rurale d'altitude moyenne, dotée d'une école et d'un terrain de sport vieillissant, peut parfaitement relever du dispositif. La première vérification à faire est donc administrative, pas sportive.
Les intercommunalités peuvent porter le projet lorsque la compétence équipements sportifs leur a été transférée, ce qui est fréquent en montagne où les communes sont petites et les bassins de vie étendus. Le portage intercommunal a un avantage supplémentaire : il documente de lui-même la mutualisation de l'équipement, que les financeurs demandent désormais presque systématiquement.
Le dispositif finance la création, la rénovation, l'aménagement et la mise en accessibilité d'équipements sportifs situés en zone de montagne, avec un taux de 50 % maximum des dépenses éligibles, porté jusqu'à 80 % pour les équipements d'hiver présentant un fort enjeu de performance sportive.
Ces taux sont des plafonds, pas des moyennes. Deux règles de cadrage s'appliquent en parallèle et elles sont rarement anticipées : la collectivité doit conserver au moins 20 % d'autofinancement sur la dépense subventionnable, et le cumul des aides publiques ne peut dépasser 80 % du montant du projet. Autrement dit, une subvention à 80 % ferme la porte à tout autre cofinancement public.
Côté équipements de proximité, les projets qui entrent naturellement dans le cadre sont ceux qui font vivre une commune de montagne au-delà de la saison : pumptrack et bike park d'été, aire de jeux de plein air, espace de fitness extérieur, city-stade/" class="pg-lien-interne">terrain multisport, parcours d'agilité, sans oublier la reprise des sols et la mise en accessibilité des installations existantes.
Le dispositif finance aussi bien la création d'un équipement neuf que la reprise d'un équipement hors d'usage. En station comme en village d'altitude, ce sont souvent les mêmes familles de projets qui reviennent : une piste de pumptrack pour l'été, une aire de jeux de plein air, un espace de fitness extérieur, un terrain multisport, ou la mise en accessibilité d'installations existantes.
La mise en accessibilité mérite une attention particulière : elle pèse favorablement dans la notation des dossiers, et c'est souvent le poste le moins coûteux à intégrer au moment de la conception.

Le volet équipement d'un dossier de subvention se prépare avec le fournisseur, pas après lui. Voici précisément ce que nous produisons, et à quel moment.
Relevé du site, contraintes d'accès et de pente, gestion de l'eau, plan de masse coté. En montagne, c'est cette étude qui évite les mauvaises surprises au terrassement.
Notice descriptive détaillée et devis chiffré, daté et non signé, directement exploitables comme pièces du dossier InfraSport.
Conception, fabrication et installation par nos équipes, avec une fenêtre de chantier calée sur les contraintes climatiques du site.
Aucun marché, aucun devis signé, aucune commande ne peut être engagé avant le dépôt officiel du dossier. C'est la règle d'antériorité, et c'est elle qui rend irrecevables le plus de demandes, souvent des projets par ailleurs solides.
Le mécanisme est toujours le même. Une commune prépare son projet au printemps, fait établir des devis, les signe pour bloquer un prix ou une date de pose, puis dépose son dossier à l'automne. Le dossier est écarté : aux yeux du financeur, la décision d'investir était déjà prise, et la subvention n'a donc joué aucun rôle. Les devis doivent être détaillés, chiffrés, datés, mais non signés.
Le corollaire pratique : il faut commencer le chiffrage très en amont, mais conclure très en aval. C'est inconfortable, notamment sur des chantiers de montagne où la fenêtre de pose est courte, et c'est précisément pour cela que le calendrier se construit à l'envers, à partir de la date de dépôt.
| Point du dossier | Ce qui est demandé | Ce qui élimine |
|---|---|---|
| Zone géographique | Commune classée en zone de montagne | Commune hors classement, même limitrophe |
| Antériorité | Devis détaillés et non signés | Un devis signé, un bon de commande, des travaux démarrés |
| Taux et plafond | 50 % des dépenses éligibles, 80 % pour l'hiver à fort enjeu | Plan de financement dépassant 80 % d'aides publiques |
| Autofinancement | 20 % minimum de la dépense subventionnable | Autofinancement inférieur, ou non délibéré |
| Pièces techniques | Plan de masse, notice technique, plan de financement | Dossier au stade de l'intention, sans pièce chiffrée |
| Délai | Dépôt sur InfraSport avant le 30 septembre 2026 | Dépôt hors délai, ou compte non créé à temps |
Nous produisons le plan de masse, la notice technique et les devis non signés dont votre dossier a besoin.
Le dépôt se fait exclusivement sur InfraSport, la plateforme de l'Agence nationale du sport, après création d'un compte pour la collectivité et après un contact préalable avec le service des équipements sportifs de l'Agence.
Ce contact préalable n'est pas une formalité administrative. C'est le moment où le projet est orienté vers le bon dispositif, où l'on vous dit si votre équipement relève de l'enveloppe héritage ou d'un autre guichet, et où les pièces attendues sont précisées. Une collectivité qui dépose sans ce passage prend le risque de constituer un dossier complet pour le mauvais guichet.
Les pièces à réunir sont classiques, et c'est leur assemblage qui prend du temps : délibération de l'assemblée, plan de financement équilibré faisant apparaître l'autofinancement, devis détaillés non signés, notice technique et plan de masse de l'équipement, justification du besoin sur le territoire, et le cas échéant convention de mutualisation.
Notre rôle, à ce stade, est circonscrit et concret : fournir les pièces techniques du projet, plan de masse, notice descriptive, devis détaillés non signés, afin que le volet équipement du dossier soit incontestable. Le reste relève du secrétariat de mairie et de la DRAJES de votre région.
Si la fenêtre du 30 septembre est manquée, la campagne suivante se prépare dès octobre 2026, et c'est en réalité le meilleur moment pour reprendre un projet à froid. L'erreur consiste à attendre l'ouverture du guichet pour commencer à chiffrer.
Les dispositifs à surveiller pour un équipement de montagne ne se limitent pas à l'Agence nationale du sport : la DETR et la DSIL se déposent en début d'année auprès de la préfecture, le fonds vert fonctionne en guichet continu, et les régions comme les départements disposent de leurs propres aides aux équipements sportifs, souvent mieux dotées en montagne qu'ailleurs. Le guide complet des aides recense l'ensemble de ces dispositifs, avec leurs taux et leurs échéances.
Un dernier point de méthode, valable quelle que soit la campagne : le dossier se construit à partir de la date de dépôt, en remontant le temps. Diagnostic du besoin, étude de sol, avant-projet, délibération, devis non signés, puis dépôt. Dans cet ordre, et jamais l'inverse.
C'est le bon moment : les sondages de sol et l'avant-projet se préparent maintenant, le dépôt viendra après.
L'équipement qui change la vie d'une commune de montagne n'est presque jamais celui de la saison d'hiver : c'est celui qui fonctionne d'avril à novembre, en accès libre, sans réservation ni encadrement, pour les habitants comme pour les visiteurs d'été.
Le pumptrack est devenu l'équipement emblématique de cette logique. Il se pratique en vélo, en trottinette, en skateboard, du tout-petit en draisienne à l'adulte confirmé, et il fonctionne sans surveillance. Une piste implantée au pied d'un télésiège ou sur un ancien terrain de tennis prolonge l'activité de la station au-delà de la neige, et donne aux enfants du village un lieu praticable toute l'année.
Les mêmes contraintes reviennent sur tous ces chantiers d'altitude : une fenêtre de pose courte, des accès parfois difficiles, un sol qui travaille au gel et au dégel, et une gestion de l'eau qui conditionne la durée de vie de l'ouvrage. Une piste en enrobé qui retient l'eau au point bas devient impraticable plusieurs jours après chaque pluie, et la reprise coûte plus cher que le drainage qu'il aurait fallu prévoir.
Fabricant français depuis 1975, Playgones conçoit, fabrique, fournit et installe ces équipements, de l'étude d'implantation à la pose. En montagne, l'étude de sol et le drainage ne sont pas des options du chiffrage : ce sont les deux postes qui décident de la durée de vie de l'équipement, et ils doivent figurer au dossier dès le dépôt.
Un pumptrack au pied des pistes transforme une station d'hiver en destination d'été. C'est exactement ce que l'enveloppe héritage cherche à financer.
Bike park et pumptrack, conception et pose PlaygonesVoici ce que donnent ces équipements une fois posés, sur des sites réels.




Plan de masse, notice technique et devis non signés : les pièces qui rendent votre dossier solide.
Qui écrit ? Les équipes de Playgones, fabricant français d'aires de jeux et d'équipements sportifs depuis 1975. Concepteur, fabricant et installateur, nous réalisons la fourniture et la pose de nos équipements pour les collectivités. Nous installons des équipements en zone de montagne, où l'étude de sol et le drainage décident de la durée de vie de l'ouvrage.
Fabricant français depuis 1975, nous concevons, fabriquons, fournissons et installons pumptracks, aires de jeux, terrains multisports et sols sportifs. Nous produisons aussi les pièces techniques de votre dossier de subvention.