Le design actif une approche holistique pour la santé
En France, 95 % des adultes sont exposés à un risque de dégradation de leur santé en raison du manque d’activité physique ou d’un excès de temps passé assis, selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Face à ce constat alarmant, une nouvelle approche de l’aménagement urbain a émergé : le design actif.
Apparu dans le discours des urbanistes et des collectivités à partir des années 2010, à la suite des expérimentations d’active design qui avaient été menées aux États-Unis et au Royaume-Uni, il a vu naître ses premiers projets en 2015, notamment à Lyon et à Nantes. Aujourd’hui, c’est une pratique en plein essor. Cette approche d’aménagement des espaces publics, des bâtiments et des infrastructures vise à encourager l’activité physique au quotidien, de manière ludique, spontanée et inclusive, sans que les usagers s’en rendent compte. L’objectif est de lutter contre la sédentarité croissante des populations qui vivent en ville. Pour cela, le design actif utilise l’architecture et le mobilier urbain comme sup-ports pour favoriser la marche, l’usage des escaliers, la pratique du vélo, et le sport sous toutes ses formes, en recourant à des installations créatives, à des parcours fléchés, à des marquages au sol ou à des modules interactifs.
Alors que les Jeux olympiques ont permis d’évaluer en conditions réelles le potentiel du design actif, cette expérience grandeur nature a-t-elle pu être reproduite après l’événement ? Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Comment l’implanter dans d’autres territoires ? Comment transforme-t-elle la ville ?