Les zones de dégagement constituent le coeur du dispositif réglementaire des aires de jeux, car elles répondent directement à la prévention des chutes, premier risque identifié par le décret n° 96-1136. Bien les anticiper dès la phase d'esquisse permet d'éviter l'écueil le plus fréquent dans les projets mal préparés : choisir des équipements séduisants sur catalogue avant de vérifier que leurs zones d'impact cumulées sont compatibles avec la surface disponible.
Chevauchement des zones d'impact. Chaque zone d'impact ne doit jamais chevaucher celle d'un autre équipement de nature différente (toboggan, portique, tourniquet, tyrolienne). La norme actualisée tolère certains chevauchements entre jeux sur ressort de même type. L'implantation des équipements sur le plan masse doit donc être travaillée en amont avec le fournisseur ou le concepteur, en tenant compte des fiches techniques de chaque jeu.
Distances par rapport aux dangers extérieurs. Le décret de 1996 impose que l'aire soit séparée de tout élément naturel ou artificiel susceptible de présenter un danger. Face à une voie de circulation, une distance de l'ordre d'une dizaine de mètres est généralement retenue, à ajuster selon la vitesse et la fréquentation de la voie, en concertation avec les services voirie de la collectivité.
Balançoires et clôtures. Depuis la révision de la norme NF EN 1176 en 2017, un passage libre d'au moins 1 mètre doit être maintenu entre la limite de la zone d'impact d'une balançoire et toute clôture, haie ou barrière installée dans la direction de son mouvement.
Accessibilité pour la surveillance. Le décret impose que les équipements soient implantés de manière à ce que les adultes puissent accéder en toutes circonstances à tous les endroits où les enfants peuvent se trouver. Aucune structure ne doit créer une zone aveugle où un adulte ne pourrait intervenir rapidement.