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MULTIPLIONS LES ESPACES SPORTIFS ET LUDIQUES DANS LA VILLE !

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MULTIPLIONS LES ESPACES SPORTIFS ET LUDIQUES DANS LA VILLE !

par NICOLAS LOVERA, CEO de Playgones ( extrait du dossier “Quel avenir pour les grands équipements sportifs et récréatifs”, revue ESPACES 357 • NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2020 )

L’émergence et le développement du sport en accès libre transforment radicalement la définition de la pratique sportive, ainsi que les lieux de pratique. En ville, l’enjeu aujourd’hui consiste à proposer des installations ludiques et sportives de plein air, ouvertes à tous. Ces installations font désormais partie intégrante de l’aménagement des quartiers et peuvent prendre place dans les parcs et espaces verts, mais aussi dans les interstices du tissu urbain.

 

En France, depuis cinquante ans, les activités physiques et sportives se sont généralisées. Selon France Stratégie, nous sommes passés de 2 millions de licenciés en 1950 à 16 millions en 2017(1). Aujourd’hui, l’activité physique se pratique de manière autonome et, de plus en plus, en dehors des structures dédiées. En 2018, le gouvernement s’est fixé pour objectif d’atteindre le chiffre de 3 millions de pratiquants d’activité physique et sportive supplémentaires d’ici aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024. Un chiffre accessible mais qui nécessite de proposer autre chose, une autre vision de la pratique sportive.

Dans l’imaginaire collectif, le sport, c’est la compétition, le dépassement de soi. Alors que, de notre point de vue, le sport est avant tout un jeu. C’est pourquoi notre agence crée des espaces colorés, casse les codes, propose des espaces atypiques. Telle collectivité n’a pas la place de créer un terrain de foot réglementaire ? Ok, faisons-le rond, asymétrique. Plus l’équipement sera beau et ludique, plus il donnera envie de pratiquer. Le but : encourager la pratique sportive en proposant des activités pour tous en accès libre. La pratique sportive contribue en effet au bien-être et à la santé, cette dernière notion étant définie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un “état de complet bien-être physique, mental et social”. En France, la sédentarité progresse dans toutes les tranches d’âge. Un Français sur deux déclare ne jamais pratiquer d’activité sportive contre un sur dix seulement en Finlande(2). En matière de sport, l’enjeu consiste alors à banaliser l’activité physique et sportive, avec comme objectif d’en faire une habitude et d’en développer le côté inclusif.

NICOLAS LOVERA, CEO de Playgones
NICOLAS LOVERA, CEO de Playgones

SPORT LIBÉRÉ

Selon nous, le sport se doit d’être libéré, multiple et ludique. Le manque de temps et le défaut de motivation sont les raisons souvent citées pour expliquer l’absence de pratique sportive. Faisons en sorte de proposer de nouveaux lieux de pratique sur les par- cours urbains, afin que l’on puisse faire du sport en allant ou en revenant du travail, de faire ses courses… Une gare, un parvis de mairie, un centre commercial sont des lieux propices au développement du ludique et du sportif. Faire du sport n’implique pas nécessairement d’être en short, de sortir ses baskets de son sac ou de se doucher collectivement.

Nous pensons différemment les aménagements pour les amener au plus près des utilisateurs et répondre à leurs attentes. Nous mettons en place des conseils municipaux de jeunes, d’habitants ; nous poussons à la mise en place de budgets participatifs, de concours, pour laisser la prise de décision aux futurs utilisateurs.

Nous pensons également que la mise à disposition d’un équipement sportif n’est pas suffisante pour répondre aux attentes et motiver de futurs sportifs et usagers. En effet, construire une aire de jeux, un terrain de basket, de football, n’est qu’une première étape d’un projet plus complet. La deuxième étape est l’“activation” du site à travers des cours, des exercices, des challenges, des matchs. Enfin, la troisième est la mise à disposition des ballons et des accessoires, car à quoi sert un plateau sportif sans l’objet qui permet de jouer ? C’est pourquoi nous proposons Hubbster, box connectée associée à une application qui permet de mettre à disposition des utilisateurs les accessoires nécessaires à la pratique. Nous disposons d’une trentaine de modèles différents et pouvons proposer des boîtes pour le tennis de table, le football, les échecs, le croquet, le skate… Notre objectif : créer un réseau d’utilisateurs et développer la pratique.

L’espace sportif en accès libre doit être multigénérationnel, mixte, durable, novateur, beau, attirant. Les équipements doivent être beaux et novateurs. Les usagers attendent des équipements qu’ils leur permettent de faire du sport en sécurité quel que soit leur âge, leur origine sociale, leur sexe ou leur handicap, qu’ils leur donnent envie de découvrir de nouvelles pratiques…

Nous travaillons à proposer des équipements adaptés aux publics spécifiques, comme les plus jeunes, les personnes âgées, celles à mobilité réduite… En outre, l’aspect intergénérationnel et l’inclusion de tous sont au cœur de nos aménagements. Pour cela, il faut donner la parole aux futurs usagers, multiplier les budgets participatifs…

ÉQUIPEMENTS PARTOUT ET POUR TOUS

Pour multiplier le nombre de lieux de pratique, il faut occuper les interstices du tissu urbain, aménager certains parcs et espaces verts et en créer de nouveaux. Les équipements doivent être partout et pour tous. Vous avez une rue inexploitée, on a un équipement qui peut s’y intégrer. Vous avez des couloirs sans vie dans votre gare ? Faisons-en des lieux de pratique.

La pratique ludique et sportive ne doit pas forcément avoir lieu sur un site dédié. Il faut prendre en considération le fait que les pratiquants d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier, que les attentes et pratiques sont différentes. Il est important de faire évoluer les équipements proposés, de prendre des risques sur les aménagements pour devancer les besoins.

Il est important aussi d’avoir une démarche proactive et d’aspirer à une équité géographique des installations ludiques et sportives de plein air. De nombreuses zones blanches subsistent dans certains quartiers tandis que les zones denses sont insuffisamment équipées. Cette situation a un impact sur la population, mais aussi sur la pratique spontanée, en dehors du système sportif traditionnel.

De nombreux établissements publics et privés sont fermés les week-ends et pendant les vacances. C’est le cas notamment des sites scolaires, qui comportent souvent des espaces sportifs et ludiques. Faisons le nécessaire pour les rendre accessibles en dehors des heures d’ouverture, afin d’augmenter les espaces de pratique et de contribuer à la désacralisation de ces lieux. Une cour, un gymnase, un hall peuvent rapidement devenir des lieux communs permettant au plus grand nombre d’accéder à une discipline nouvelle, à des entraînements.

La question de l’ouverture d’équipements sportifs dans les centres commerciaux doit également être posée. En effet, la partie “loisirs” s’y développe année après année. Aux États- Unis, elle occupe 70 % des surfaces commerciales ; nous sommes en France autour de 25 %. Aujourd’hui, de belles aires ludiques s’y développent. Demain, des espaces sportifs magnifiques y verront le jour. Le fait que ces surfaces souhaitent proposer une expérience inoubliable à leurs clients les pousse aux investissements et à l’innovation. La crise sanitaire due au Covid-19 a décalé la mise en œuvre de cette révolution, qui s’inscrit néanmoins dans un futur proche.

La réhabilitation d’anciens espaces sportifs à l’abandon, la restructuration d’aménagements existants, la transformation de sites industriels ou tertiaires, autant de sujets qui sont devenus centraux. L’objectif est de conserver la mémoire des lieux, tout en créant de nouveaux usages qui permettront de toucher un public plus large, de tout niveau et de tout âge.

Un équipement en accès libre doit être disponible à tout moment, quelles que soient les conditions météorologiques. De ce fait, la couverture des équipements ludiques et sportifs extérieurs doit devenir un standard.

Horseland par 100Architects
Horseland par 100Architects

AMÉNAGEMENT URBAIN

Aujourd’hui, la question de l’espace ludique et sportif est au cœur de l’aménagement d’un quartier. Alors que, il y a quelques années, l’aire de jeux ou le plateau sportif étaient intégrés en fin de projet, ils sont aujourd’hui considérés par les pro- moteurs et les architectes comme des éléments fondateurs du projet. Les consciences évoluent. On estime désormais que ces lieux sont essentiels à la vie d’un quartier, au bien-être des administrés et des gens qui évoluent dans la cité.

Notre métier aussi a changé. Alors que nous étions, lors de la création de Playgones, en 1975, de simples distributeurs d’équipements sportifs urbains, nous nous définissons aujourd’hui comme des aménageurs urbains spécialisés dans les équipements ludiques et sportifs. Nous ne sommes plus uniquement prestataires des collectivités locales, des promoteurs et des architectes et urbanistes, nous les conseillons. Nous travaillons main dans la main avec nos clients pour apporter une réponse adaptée à leurs besoins.

Nous faisons de la veille afin de faire remonter aux collectivités les pratiques qui se développent en France ou à l’étranger. Nous nous appuyons également sur les réseaux sociaux pour échanger avec les usagers et être au plus près de leurs besoins et envies. Ce travail nous permet d’être au courant des dernières innovations, d’anticiper les évolutions de la demande et de ne plus penser l’équipement comme une réponse à un besoin, mais bien comme un choix stratégique. À partir de là, nous développons une gamme d’équipements, que nous adaptons à la demande pour proposer une offre sur mesure.

Nous avons signé, en septembre 2020, un partenariat d’envergure avec 100 Architects, agence basée à Shanghai. Son terrain de jeu : l’architecture de rue et les interventions urbaines. C’est une référence internationale, capable de transformer un quartier, une zone commerciale en les activant et en créant des lieux de vie, de passage et d’échanges. Ce partenariat stratégique, qui s’appuie sur une complémentarité d’activités, d’expertises et d’implantations, nous permettra de proposer d’élargir nos domaines d’intervention dans l’univers de l’aménagement ludique et sportif en France.

Au printemps, nous avons mis à profit la période du confinement lié au Covid-19 pour aller plus loin dans ce qui nous semble être la bonne direction et définir de nouveaux concepts.

Nous avons ainsi modélisé des équipements financièrement abordables pour toutes les collectivités, notamment une salle de musculation en accès libre, de nouveaux murs d’escalade ou encore des espaces sportifs avec couverture.

Nous avons renforcé dans nos aménagements la part de biophilie, soit l’art d’y inviter la nature. C’est important, car le contact avec la nature, en libérant des endorphines qui apportent le bonheur, augmente le bien-être tant physique que mental.

Enfin, nous avons travaillé sur un sujet qui nous tient à cœur et dont nous souhaiterions qu’il soit au centre des politiques publiques d’aménagement : la réappropriation de la rue par les usagers. Aujourd’hui la rue est monopolisée par la voiture : rendons-la aux piétons, aux enfants, aux circulations douces et actives ! Faisons-en un lieu sûr, un espace de rencontre, de dépense physique et de jeu. Cela passe par une réduction du nombre de places de parking, du nombre de voitures, de la vitesse de circulation. Une ville sûre pour les enfants est une ville où il fait bon vivre pour tous les habitants. Répondre aux besoins des enfants, c’est apporter une réponse à l’ensemble des problèmes.

 

(1) Virginie GIMBERT, Activité physique et pratique sportive pour toutes et tous. Comment mieux intégrer ces pratiques à nos modes de vie, France Stratégie, novembre 2018. https://www.strategie.gouv.fr /publications/activite- physique-pratique-sportive- toutes

(2) Idem.

[DOSSIER] Quel avenir pour les grands équipements sportifs et récréatifs ?

Retrouvez ci-dessous les liens des articles pour vous procurer la revue Espaces tourisme & loisirs in revue Espaces n°357

Novembre 2020 – 52 pages

Le paysage récréatif et sportif français est marqué par une tradition aménagiste qui s’est traduite successivement par de grands travaux sur le littoral et en montagne (ports de plaisance, domaines skiables…), par la construction d’infrastructures sportives (stades, piscines…) puis ludosportives (centres aquatiques, snowparks, salles d’escalade…), et enfin par la création de véritables multiplexes sportifs. Aura-t-on besoin de tous ces équipements à l’avenir ? On peut se poser la question tant la pratique du sport a évolué au cours des cinquante dernières années. Le sport post-moderne (la liberté, le jeu), qui a succédé au sport moderne (l’effort, la performance), fait déjà partie du passé. Marqué par les enjeux écologiques, le sport de demain fera appel à de nouvelles valeurs, de nouveaux imaginaires. Les grands équipements sportifs et récréatifs vont devoir se réinventer, ce qui ne sera pas simple.

Au sommaire de ce dossier :

Le sport de demain aura-t-il besoin de grands équipements ?

La pratique du sport a beaucoup évolué au cours des cinquante dernières années, prenant de vitesse les modes de pensée des institutions sportives et des collectivités publiques. Le sport postmoderne (la liberté, le jeu), qui a succédé au sport moderne (l’effort, la performance), fait déjà partie du passé. Le sport de demain fera sans doute appel à de nouvelles valeurs, de nouveaux imaginaires. Il se vivra probablement loin de toute forme d’organisation, s’appuyant sur l’équipement du pratiquant plutôt que sur les grandes infrastructures.

Auteur(s) (à la date de publication)Thierry Seray est le fondateur de l’agence Codezero.

La fin de l’utopie aménagiste dans le champ récréatif ?

Depuis les années 1960, la France est marquée par une utopie aménagiste qui, dans le champ récréatif et sportif, s’est traduite successivement par les grands travaux d’aménagement du littoral et de la montagne, par la construction d’infrastructures sportives (stades, piscines…) puis ludosportives (centres aquatiques, snowparks, salles d’escalade…), et enfin par la création de véritables multiplexes sportifs (cf. le concept d’UCPA Sport Station). À l’heure de la transition écologique, on peut s’interroger sur la pertinence de cette utopie dans le monde de demain.

Auteur(s) (à la date de publication)Jean Corneloup est maître de conférences HDR, université Clermont Auvergne, Laboratoire UMR Pacte (Grenoble).

Domaines skiables et ports de plaisance. Des destins parallèles ?

Les ports de plaisance et les domaines skiables sont emblématiques des grandes infrastructures ludosportives créées à des fins de développement touristique. Les deux types d’équipement sont confrontés à de lourds défis pour s’adapter tant aux évolutions de la demande qu’aux enjeux écologiques de demain. Analyse croisée par deux consultants, l’un spécialiste de la montagne, l’autre de la plaisance.

Auteur(s) (à la date de publication)Willy Fux est consultant en marketing, LHM Conseil. Adrien Sanquer est consultant en nautisme et plaisance, Wiinch.

Le port de plaisance de demain sera ouvert à tous les publics

Vieillissement des plaisanciers traditionnels, évolution des pratiques nautiques, nécessaire réduction de leur impact environnemental : les ports de plaisance sont confrontés à de nombreux défis. Les travaux de prospective engagés par l’Association des ports de plaisance de Bretagne ont permis d’imaginer le port de demain : un port qui, par rapport à celui d’aujourd’hui, doit s’ouvrir vers de nouvelles pratiques et de nouveaux usagers.

Auteur(s) (à la date de publication)Emmanuel Jahan est directeur des ports, CCI Nantes Saint-Nazaire. Il est par ailleurs vice-président de l’Association des ports de plaisance de Bretagne (APPB).

Grands stades et arénas : équipements structurants ou gouffres financiers ?

Ces dernières années ont été marquées par la création ou la réhabilitation de nombre de stades et d’arénas. Afin d’en réduire les coûts d’exploitation et d’en accroître le rayonnement, les collectivités publiques ont cherché à faire de ces infrastructures sportives des équipements polyvalents pouvant accueillir des événements sportifs, culturels ou professionnels, avec une gestion privée. Mais transformer les usages et les coûts de fonctionnement des grands équipements sportifs n’est pas si facile.

Auteur(s) (à la date de publication)Éric Adamkiewicz est maître de conférences en management du sport et développement territorial • Faculté des sciences du sport et du mouvement humain, université Toulouse III – Paul Sabatier.

UCPA Sport Station : une nouvelle vision des équipements sportifs urbains

Les équipements sportifs se doivent d’évoluer avec les pratiques. Les jeunes cherchent désormais à se maintenir en bonne santé et à se détendre plutôt qu’à se dépasser dans l’effort ou à vivre des sensations extrêmes ; ils sont adeptes du zapping et aiment découvrir des sports différents ; ils aiment passer de l’indoor à l’outdoor, et réciproquement… C’est pour répondre à ces tendances que l’UCPA développe le concept des UCPA Sport Station, véritables “cathédrales du sport” mais aussi lieux de vie et de convivialité.

Auteur(s) (à la date de publication)Cécile André est directrice d’UCPA Sport Access.

The Roof Rennes et Origines. Salle d’escalade, bistro, espace culturel et bien plus encore…

Au cœur de Rennes, l’hôtel-Dieu est un lieu proposant activités sportives, restauration et événements culturels. On y trouve, sous l’enseigne The Roof Rennes, une salle d’escalade de blocs, un studio de bien-être et des espaces modulables pour l’accueil d’événements, mais aussi, sous l’enseigne Origines, un bistro associé à une microbrasserie. Deux enseignes pour un projet engagé qui s’inscrit pendant trois ans dans une démarche d’urbanisme transitoire, avant d’être pérénnisé.

Auteur(s) (à la date de publication)Lucie Smith est coordinatrice artistique et culturelle, The Roof Rennes et Origines.

Multiplions les espaces sportifs et ludiques dans la ville !

L’émergence et le développement du sport en accès libre transforment radicalement la définition de la pratique sportive, ainsi que les lieux de pratique. En ville, l’enjeu aujourd’hui consiste à proposer des installations ludiques et sportives de plein air, ouvertes à tous. Ces installations font désormais partie intégrante de l’aménagement des quartiers et peuvent prendre place dans les parcs et espaces verts, mais aussi dans les interstices du tissu urbain.

Auteur(s) (à la date de publication)Nicolas Lovera est CEO de Playgones.

Les grands équipements sportifs. Des investissements structurants soutenus par la Banque des territoires 

L’intérêt d’un équipement sportif dépasse le simple cadre de la pratique qu’il propose. Un tel équipement a un impact positif sur l’aménagement et l’attractivité du territoire, le développement économique, la cohésion sociale, la santé… C’est pourquoi la Banque des territoires s’implique dans le financement (en investissement ou en prêt) des ports de plaisance, patinoires, stades, piscines… et autres équipements structurants. À condition bien évidemment que leur modèle économique soit solide.

Auteur(s) (à la date de publication)Axel Zribi est responsable d’investissement tourisme, loisirs, culture à la Banque des territoires. François Gerst est responsable d’investissement tourisme, loisirs, culture, référent “ports de plaisance” à la Banque des territoires. Christophe des Roseaux est directeur des investissements tourisme, loisirs, culture à la Banque des territoires.

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