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Jeu d’aventure ou RISKY PLAY, halte à la surprotection ?
Le jeu d’aventure ou le « risky play » consiste à laisser son enfant, dans une certaine mesure, prendre des petits risques physiques en jouant.
Il peut s’agir de sauter d’une certaine hauteur, de se balancer, de grimper, de courir, de glisser, de découvrir de nouveaux terrains de jeux. Le jeu d’aventure est physique.
Dans cet article, la question du « jeu risqué » est abordée, avec l’idée que la principale barrière empêchant les enfants de jouer dehors est : la société et ses normes, ainsi que les personnes qui s’occupent d’eux, et non l’accès aux espaces naturels.
Les arguments pour le Jeu d’Aventure ( Risky Play) :
– Les enfants apprennent de manière autonome et peuvent évaluer les risques de manière appropriée lorsqu’ils sont soutenus et encouragés à le faire.
– Les enfants qui ont accès au « jeu risqué » ont un niveau de confiance et d’assurance qui est bénéfique pour leur développement.
– Il peut aider les enfants à développer leur capacité à communiquer, à résoudre des problèmes et à se fixer des limites.
– Le fait de permettre à un enfant de participer à un certain niveau de « jeu risqué » (comme monter sur des rochers ) montre que vous croyez en ses capacités et que vous faites confiance à son jugement.
– En milieu scolaire, l’équipe éducative doivent être formés pour soutenir le jeu risqué de manière sûre et équilibrée.
– Le jeu risqué peut également aider les enfants à développer leur motricité fine en utilisant des « outils dangereux » de manière sûre.
Nb : Il est important d’accompagner et d’encadrer son enfant dans ses premières années, pour lui enseigner les bases, le but n’étant pas de le lâcher dans la nature pour qu’il se blesse 😉
Qu’en pensez-vous ? Pour ou contre ?
Une erreur : La Surprotection
Il est toujours bon de remettre en évidence les conséquences néfastes de la surprotection des enfants, qui peut entraîner des difficultés pour leur développement personnel et une tendance à être constamment en alerte.
Il est important d’apprendre aux enfants à résoudre leurs propres problèmes pour développer leur autonomie et leur personnalité.
voici 8 conséquences négatives de la surprotection :
Peu d’estime de soi
Impatience
Dépendance à l’égard des parents
Développement de la peur et de l’insécurité
Limite leur apprentissage
Intolèrance à l’échec
Problèmes de comportement
Perte de responsabilité
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Mise à jour Janvier 2024 :
La Société canadienne de pédiatrie vient d’émettre de nouvelles directives en faveur du « jeu risqué ». Elle encourage les enfants à grimper dans les arbres, à faire du vélo à grande vitesse, à se chamailler, à jouer à proximité du feu ou de l’eau ainsi qu’à explorer les aires de jeu, les quartiers ou les bois sans la supervision d’un adulte ou avec une supervision limitée.
Elle estime que les avantages du « jeu risqué » surpassent les risques de blessures. MAIS OUI !!!! et c’est un sujet que nous sommes nombreux à défendre en France et que Playgones défend !
Suite à notre communication sur les réseaux de l'article ``risky play`` , les commentaires sont unanimes et vont dans le sens de l'importance du jeu libre et contre la surprotection.
Voici une petites sélections de commentaires sous ce post. Merci à vous !
💯 pour ! J’ai grandi :
✅ en utilisant un Opinel et une hache
✅ en partant 3 jours en groupe d’ado de 14 ans sans aucun adulte
✅ en marchant, sac sur le dos (0 impact transport)
✅ en dormant chez l’habitant (oui c’était dans les année 90 avant qu’Antoine nous fasse visiter le monde sur le même concept 🤗).
Nous avions tout préparé, matériel et itinéraire mais pas le point de chute pour la nuit. Ça faisait partie du challenge que de savoir se présenter pour trouver où dormir sans rien débourser. On a planté nos tentes dans des champs, dormi dans des granges ou des garages 🤩
✅ en sachant utiliser une boussole et une carte. Les portables n’existaient pas donc pas de GPS 💪
Un appel depuis une cabine pour donner notre position ou notre adresse pour la nuit au responsable du groupe.
Car cette formidable expérience de la vie, de la prise de risque, de l’autogestion de nos relations (max 6 ou 7 ados à marcher sur le bords des routes de campagne ou à travers champs… c’est l’association des Eclaireuses Eclaireurs de France (EEDF) qui nous l’a permis ✨🙏❤️
Je prends aujourd’hui conscience de ces expériences qui m’ont forgées, en plus de l’école et des activités sportives. Elles permettent la construction de la confiance en soi 💓
C’est une vraie nécessité. Nous avons grandis qu’avec des jeux risqués et ça nous a plutôt bien réussi 👏 laissons nos enfants explorer, calculer, tester, apprendre…
Alléluia ! Nous avons toujours laissé nos filles jouer de façon un peu risqué. Mais nous avions toujours un œil sur leurs activités. Discrètement. Le secret est là.
Ça demande juste un investissement en tant que parent. Et ce n’est jamais de tout repos. 🙂
Mais comme on les adore, on est toujours à leurs côtés, discrètement. Encore aujourd’hui.
A l’âge « jeune adulte » désormais, elles vont de l’avant, prennent des risques, mais ne font jamais n’importe quoi.
Je ne sais pas si c’est notre éducation (je déteste ce mot, parlons plutôt d’enseignements) mais on sait qu’elles sont armés pour encaisser les blessures et sauront éviter le n’importe quoi.
Le jeu, le sport et le contact avec la nature. Avec prises de risque maîtrisées et incrémentielles. Ça apprend a maîtriser son corps, les risques et les relations aux autres et à la nature.
100% favorable
Totalement pour : lui apprendre à être autonome le plus rapidement possible.
Mandela a dit : « je ne perds jamais : soit j’apprends, soit je gagne. »
En définitive, on apprend plus de ses erreurs. J’ai appris à grimper sans l’aide de personne dans le cerisier que nous avions dans le jardin. On ne vit pas dans une bulle aseptisée, parfois ça peut piquer…ça s’appelle la réalité.
Mais il y a aussi des réflexes naturels et l’instinct de survie que les parents surprotecteurs semblent oublier parfois.
Pourtant, les études montrent qu’il n’y a pas plus d’accidents graves lors de jeux extérieurs actifs. C’est plutôt le contraire », avance Mathieu Point, professeur au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Les enfants qui auraient appris à grimper aux arbres ou à utiliser des outils auraient de meilleures aptitudes, seraient plus confiants et connaîtraient davantage leurs limites. »
Tout ça c’est simplement du bon sens.
Apprendre aux enfants à gérer le risque, c’est leur apprendre la vie.
Maintenant, je crois que ce beau discours est très éloigné de la réalité. Il suffit de voir le budget colossal déployé par les municipalités pour supprimer le risque et l’activité physique des cours de récréation de nos enfants.
On enlève le terrain de foot, le tourniquet et la cage à grimper pour les remplacer par des potagers et des espaces de jeux calmes. Ca vise un meilleur partage de la cour de récréation entre les filles et les garçons. Mais ça empêche surtout la dépense physique et la prise de risque. Le but est avant tout de faire des enfants sages, pas de petits explorateurs.
« Par crainte d’une poursuite ou de voir leur image ternie par un fâcheux incident, les institutions surprotègent les enfants. « Par précaution, les écoles vont mettre en place des réglementations beaucoup plus strictes au détriment du développement des enfants
Pourtant, les études montrent qu’il n’y a pas plus d’accidents graves lors de jeux extérieurs actifs. C’est plutôt le contraire », avance Mathieu Point, professeur au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Les enfants qui auraient appris à grimper aux arbres ou à utiliser des outils auraient de meilleures aptitudes, seraient plus confiants et connaîtraient davantage leurs limites. »
C’est un sujet intéressant et probablement largement sous-estimé 🙂
J’avais pu interroger Peter Gray, un chercheur en psychologie qui a passé sa carrière à analyser la fonction du jeu dans le développement de nos sociétés.
Selon lui, le déclin du « jeu libre » est l’un des facteurs expliquants le déclin de la santé mentale des jeunes américains depuis les années 50.
Son analyse confirme globalement celle de ce post.
La vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=w0KdiV6FN6Q
De nouvelles directives en faveur du « jeu risqué
La Société canadienne de pédiatrie vient d’émettre de nouvelles directives en faveur du « jeu risqué ».
Elle encourage les enfants à grimper dans les arbres, à faire du vélo à grande vitesse, à se chamailler, à jouer à proximité du feu ou de l’eau ainsi qu’à explorer les aires de jeu, les quartiers ou les bois sans la supervision d’un adulte ou avec une supervision limitée.
Elle estime que les avantages du « jeu risqué » surpassent les risques de blessures. MAIS OUI !!!! et c’est un sujet que nous sommes nombreux à défendre en France et que Playgones défend !
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