Il convient de promouvoir l’importance de l’activité physique comme un moyen d’améliorer la santé et le bien-être. L’objectif est de permettre à tous et toutes d’être actifs, tout en encourageant ceux qui sont inactifs à le devenir, sans distinction d’âge, de culture, de sexe ou de capacité. Être actif au quotidien doit être intégré dans toutes les communautés et dans tous les aspects de la vie. Des dispositions spécifiques doivent être prises pour encourager aussi les personnes avec un handicap à être actives. Il ne faut pas penser à des équipements neutres, il faut penser à des équipements mixtes.
Communiquer sur le sport, c’est mettre en avant les champions locaux, comme faire découvrir aux usagers les lieux de pratiques indoor, outdoor, mis à disposition en accès libres dans la ville.
LE CONCEPT DE VILLE DU QUART D’HEURE ET LE MULTI-USAGE
Les équipements tels que les magasins, les installations sportives, les écoles et les espaces ouverts peuvent rapprocher les habitants et renforcer les communautés. Ils doivent être facilement accessibles, et il est nécessaire de créer les conditions d’un déplacement actif entre les différents lieux. La marche et le vélo sont à privilégier par rapport aux autres modes de transport, car ils offrent la possibilité d’être actif dans la vie de tous les jours. Leur attrait est influencé par la distance, la nature et la qualité d’un itinéraire, sa convivialité et sa sécurité.
La combinaison d’activités ludiques et sportives est à rechercher. Lorsque cette approche est adoptée, le risque de conflit entre les activités doit être pris en compte en amont. À cet égard, les installations pour la pratique ludique et sportive doivent être appropriées et être placées stratégiquement.
Des rues et des espaces bien conçus permettent d’accueillir et de soutenir une plus grande variété d’utilisateurs et d’activités communautaires. Il est largement démontré que l’interaction sociale revêt d’importants avantages pour la santé, tant physique que mentale. Lorsqu’il s’agit d’améliorer ou de créer un espace public, il convient de prendre en compte la dimension, la fonction, la disposition et d’en maximiser la conception pour attirer le plus grand nombre et la plus grande diversité d’utilisateurs. La présence d’espaces verts en milieu urbain (parcs, jardins, aires de sport ou de loisir, etc.) est associée à de multiples bienfaits pour la santé et le bien-être. Ils contribuent entre autres à l’augmentation de la pratique d’activité physique dans la population.
FAIRE DE LA RUE UN LIEU DE VIE, UN TERRAIN DE JEUX
Il faut que tous les efforts soient mis en œuvre pour que la « rue» devienne ou redevienne un «lieu» de vie, de rencontre et de socialisation. La rue doit être pensée comme un espace de rencontre et d’activité, elle doit notamment être sécurisée pour que les enfants puissent s’y balader, y jouer, s’y déplacer. Il est important d’y donner la priorité aux piétons et aux cyclistes.
Les utilisations informelles des rues, comme « les rues aux enfants» et « les rues aux écoles», doivent être soutenues et encouragées. Jouer dehors est devenu un luxe. Les changements de mode de vie, la ville, le sentiment d’insécurité sont autant de facteurs qui nous poussent à sécuriser au maximum nos actions et celles de nos enfants. En 2002, la Commission européenne
indiquait dans son rapport «Kids on the Move » que les enfants qui utilisent la rue comme terrain de jeux jouent plus longtemps et mieux, et d’ajouter que, dans un environnement non dominé par la voiture, les enfants peuvent profiter pleinement de l’exercice physique et psychosocial qu’est le jeu®
PROPOSER DES ÉQUIPEMENTS APPROPRIÉS
Les infrastructures permettant la pratique sportive et l’activité physique doivent être disponibles partout et pour tous, y compris sur les lieux de travail et dans les espaces publics afin de faciliter toutes les formes d’activité.
Il est important d’intégrer à ces espaces les commodités telles que les sanitaires, les points d’eau, les garages à vélos, à trottinettes et à poussettes, les vestiaires, les bornes wifi, les abris.
Ce sont autant d’éléments qui donnent envie de participer à une activité physique.Il est important aussi d’impliquer les usagers dans la conception des espaces et des installations, pour que ceux-ci soient acceptés et respectés: la concertation est un outil de la réussite d’un bon aménagement design actif.
L’aménagement des bâtiments peut aussi influencer la pratique d’activité physique quotidienne, contribuer à soutenir et à encourager des modes de vie actifs, notamment sur le lieu de travail.
L’aménagement intérieur peut favoriser par exemple l’utilisation des escaliers en les mettant en évidence, en les rendant faciles d’accès et attrayants. Les déplacements actifs peuvent y être encouragés en fournissant des espaces appropriés et sécurisés, des casiers, des douches et des vestiaires, des liaisons avec les voies piétonnes et les pistes cyclables. Les espaces et les installations doivent offrir un environnement sûr et agréable et être suivis, entretenus et maintenus dans un état qui permettra d’assurer leur attractivité et leur modularité si besoin.
Les équipements ludico-sportifs sont des outils pour parvenir à lutter contre les effets de la sédentarité. Playgones travaille à rendre accessible, pour tous et partout, l’activité physique en intégrant la notion de jeu dans ses réalisations. Le design actif permet d’inscrire les pratiques ludico-sportives dans la ville, au plus près des usagers, pour stimuler et encourager leur activité.
L’Agence nationale des territoires, Paris 2024 et l’Agence nationale du sport, qui participent au déploiement sur nos territoires des pratiques ludiques et sportives, intègrent à présent le design actif dans leurs politiques d’accompagnement. Les villes s’interrogent de plus en plus sur cette question, demandent des formations, des conseils, de l’accompagnement. Chaque sujet doit avoir une réponse appropriée et être pris dans un ensemble, avoir une cohérence à l’échelle d’un territoire, d’un quartier.
Bravo au collectif sous la direction de Fiona Meadows de Cite de l’architecture et du patrimoine, avec les interventions et focus sur : Playgones, Thibaut Aymonin, Oona Farrell, Jean Marc HUITOREL, Nicolas Lovera, Jonathan Politur, Thomas Riffaud, Laurent Perbos, Anne Lagune, Atelier 360°, IPitup vzw, Parklife, White Arkitekter, One Bite Design Studio, SPECTRUM Architecture, Romain Froquet, STUDIO NONCOMMUN, Benedetto Bufalino, Romain PELLAS, Marie Denis, Keingart Space Activators, studio dmau, Le Voyage à Nantes, Nicolas LELIEVRE, PinPin STUDIO, Alexandre Moronnoz, Piano B Architetti Associati, Stephane Ashpool, 100architects, leku studio,