Les enfants de « parents hélicoptères » et le monde réel
La «parentalité hélicoptère» peut avoir des effets psychologiques néfastes sur l’avenir des enfants.
Parents « hélicoptères » ou « Drone » ou « Hyper-parents » sont des expressions de plus en plus répandues. En quelques mots, un parent « hélicoptère » ne fait confiance ni à l’énergie positive du développement de son enfant ni à la société qui l’entoure.
Avec Playgones, notre activité nous amène à réaliser de nombreuses aires de jeux et à nous confronter avec la réalité des normes, de leur respect et usages.
Nous sommes tous inquiets de la sédentarité qui menace les enfants. Dans un monde devenu hyperprotecteur, nous sommes partisans du jeu libre, un concept adopté dans d’autres pays, devenu un phénomène de société, loin de notre politique de santé publique.
Dans une aire de jeux, il ne faut pas confondre prise de risque et mise en danger. La prise de risque est nécessaire au développement de l’enfant et dans les apprentissages. C’est elle qui va permettre à l’enfant de connaitre ses limites et de les dépasser. Elle est primordiale et cette notion de risque est effacée par des normes trop nombreuses et drastiques.
Vous avez probablement déjà entendu des parents dire à leurs enfants, de ne pas remonter le toboggan à l’envers ? Alors que c’est une rare chose que l’enfant peut réaliser en dehors des règles sur une aire de jeux.
Arrêtons d’interdire. La place de l’enfant dans notre société a évolué. Nous sommes à une époque où l’enfant occupe une double place : d’une part, celle d’un individu à part entière avec ses droits et devoirs et d’autre part, celle d’enfant, être fragile que l’adulte se doit de protéger.
C’est sur ce concept de sur-protection que porte la question de fond . Ce que l’on constate, jour après jour, sur les aires de jeux, n’est qu’un stigmate d’une cicatrice sociétale bien plus profonde.

Une étude de la Florida State University a révélé que les enfants qui avaient des parents hélicoptères étaient plus susceptibles de souffrir d’épuisement professionnel et qu’ils avaient plus de mal à passer de l’école au monde réel.